BLUE JASMINE de Woody Allen

BlueJasmine

Après les détours européens, Woody Allen signe un remarquable retour américain entre New-York et San Francisco, qui paradoxalement lui vaut un succès commercial , lui qui voulait pas sortir de Manhattan pour explorer un autre espace du territoire américain. Le film est passionnant pour au moins trois raisons, le contexte pré-crise mondiale (le mari du personnage de Cate Blanchet était une espèce de Madoff ayant trop pratiqué la pyramide de Ponzi, qui s’est retrouvé ruiné, emprisonné et s’est suicidé), et le portrait d’une femme écartelé entre deux classes sociales (la riche new-yorkaise qui a appris à paraître mais qui sorti des illusions a du mal à se réintégrer dans la modeste classe sociale californienne à laquelle elle appartient vraiment), et l’interprétation exceptionnelle de Cate Blanchett. Comme à ses meilleurs jours, Woody Allen pratique une mise en scène simple, fluide, évidente, pour traiter un sujet dramatique qui n’exclut pas les traits d’humour.

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A propos H. Niogret

Hubert Niogret est critique de Cinéma et membre de la rédaction de la revue POSITIF. Il est également producteur et réalisateur.
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