BLACK COAL, De Diao Yinan

BlackCoal

Consacré au dernier festival de Berlin, BLACK COAL / BLACK COAL, THIN ICE (BAI RI YAN HUO) n’est pas une révélation mais la confirmation d’un cinéaste de grand talent, après UNIFORM (découvert au Festival de Busan, jamais projeté hors d’Asie) et TRAIN DE NUIT (montré à Cannes et sorti en France), à la fois par la rigueur du style que par l’approche des sujets qu’il entend traiter. Tous tournent autour de problèmes d’identité, de personnalité d’emprunt, de doubles vies. Et ici dans ce film qui est aussi un polar (un policier impliqué dans une enquête où il a été blessé, replonge dans l’affaire quelques années après alors qu’il a quitté la police), le film come les autres est aussi un miroir d’une Chine du quotidien, gangrénée par la les désirs et les rêves pas toujours compatibles avec ceux des autres, la corruption, la prostitution, les accès de violence, d’une société qui cherche sa place. Flamboyant par ses couleurs, déprimant par la grisaille de la petite ville où l’histoire se déroule, inquiétant par ses cadavres envoyés aux quatre coins de la Chine, BLACK COAL sait autant décrire des personnages que les atmosphères où ils peuvent se perdre.

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A propos H. Niogret

Hubert Niogret est critique de Cinéma et membre de la rédaction de la revue POSITIF. Il est également producteur et réalisateur.
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